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Un autre son de cloche...

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Mercredi 17 octobre 2007

Sur le podium !

 Chaque rentrée apporte ses bonnes surprises. Les paumes blanches est la plus inattendue. Un film Hongrois qui raconte la parcours de Miklos Dongo, un jeune gymnaste esquinté, martyrisé même, par les entrainements dictés par le régime communiste des années 80, que l’on retrouve, une quinzaine d’années plus tard au canada, devenu entraineur lui-même, toujours hanté par les démons du passé.

 Le réalisateur Szabolcs Hajdu livre un film d’une rare intensité, gris, froid et sec, comme une barre de HLM givrée par le vent glacé. Un film violent dans les coups et les silences qui expose la réalité tragique d’une époque où les sportifs de l’est étaient des acteurs centraux de la mythologie socialiste.

 Le film est construit en flash back. Miklos Dongo prépare physiquement un espoir de la gymnastique canadienne pour les prochains championnats du monde. Chaque étape, chaque difficulté, chaque souffrance le ramène à sa propre enfance. Une enfance brisée dans son cœur et dans son corps, tatouée au fouet, un corps qu’il cache à ses parents, trop heureux d’avoir un singe savant plein de promesses qu’il peuvent exhiber à leur entourage.

 Mais non, Dongo ne veut pas de cette vie là, une vie de douleur et d’humiliation, de petit martyre soviétique aux futures grandes médailles. Sa vie le mènera jusqu’au très réputé Cirque du Soleil, pour qu’il prenne son envol, qu’il se détache du sol, d’une réalité trop lourde à porter.

 Les paumes blanches est un film inspiré d’une histoire vraie, celle de Zoltan Miklos Hadju, qui joue son propre rôle avec une gravité et une intériorité impressionnantes. D’autres athlètes de haut niveau ont joué le jeu en participant au film, notamment le champion Canadien Kyle Shewfelt. Leur présence apporte une lourde et nécessaire touche de réalisme.

 Un film dur, sobre et intense.

 Réalisation: Szabolcs Hadju

 

 

 

 

 

 

 

Sortie le 21 Novembre

 

 

 

Par Bénédicte Arcens - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 17 octobre 2007

Pénible ! Deux heures et quart de confusion inspirée de la vie de Bob Dylan. Pas moins de six acteurs pour incarner les différentes facettes du chanteur à travers les âges : Arthur, le poète symboliste et rebelle, Woody, un gamin noir qui se fait passer pour le guitariste folk Woody Guthrie, Jack, un chanteur en phase avec son époque qui se convertira au christianisme, Robbie, un acteur qui vit une liaison tumultueuse avec une jeune peintre, Jude, un folk androgyne qui vire vers le rock, et enfin ( ouf !) Billy (the kid), un solitaire qui retrouve le chemin de la civilisation. Six acteurs dans leur monde, qui se juxtaposent, se superposent et donnent le tournis. Six acteurs pour évoquer un personnage sans intérêt, à la philosophie de pacotille, qui comprend à peine ce qu’il dit, un chanteur pas plus rebelle qu’une certaine jeunesse de l’époque n’a pu l’être, défoncé, pseudo poète, politiquement correct dans ses engagements. Voilà l’image que l’on a de Bob Dylan à la sortie du film. On est loin d’une esquisse de génie insaisissable, telle que Bob a pu l’être dans l’inconscient collectif de plusieurs générations.

 

Une question reste sans réponse pour tous les spectateurs (comme moi !) connaissant moyennement l’icône : était-il réellement ce personnage pathétique, aux réflexions absurdes et aux raisonnements abscons, adulé par une jeunesse en manque de repères ou le film a-t-il accidentellement basculé dans la caricature jusqu’à en faire un pantin stéréotypé et ridicule ?

 

Rien n’est moins sure. La forme scénaristique penche vers le documentaire avec la récurrence de nombreux témoignages fictifs, quant à la superposition des acteurs, on la devine nécessaire pour proposer un portrait complet. Reste que « I’m not there », n’est pas une biographie fidèle du musicien mais bien une création cinématographique inspirée par ce qu’a pu représenter le personnage.

 

Que reste t-il autour de ce chaos visuel, scénaristique et lexical ? Une réalisation malgré tout inventive, admettons-le. De la (bonne ?) musique bien sûr. Et Cate Blanchett, dans le rôle de Jude, un androgyne se perdant dans ses errances, un travail d’interprétation phénoménal, hallucinant et halluciné qui sauve peut-être le film à lui tout-seul.

 

 

Sortie le 5 Décembre

 

 

Par Bénédicte Arcens - Publié dans : Cinéma
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Mercredi 17 octobre 2007

 Woody Allen a-t-il encore quelque chose à dire ? That is the question.

 Après avoir écumé en quelques quarante films, tous ses thèmes fétiches : le couple, les femmes, le sexe, la reconnaissance et autres préoccupations existentielles patinées de psychanalyse, le plus européen des cinéastes américains nous raconte des histoires plutôt creuses.

 Le voici revenu avec « Le rêve de Cassandre », un scénario aux effluves de tragédie grecque, bien ficelé mais sans grande originalité qui met en scène deux frères face au poids de la culpabilité et du devoir familial. Le résultat est classique, sans audace. On retrouve de belles images habillées de dialogues sages, l’ensemble manque cruellement de relief et d’intensité. La bonne surprise nous vient de la distribution avec deux contre-emplois formidablement interprétés pour Colin Farrell et Evan Mc Gregor. Pour le reste, l’histoire déroule sans surprise, c’est beau, c’est propre, un film de plus, en somme, pour un Woody Allen, certes libéré de certaines de ses obsessions, toujours talentueux, mais en très net  manque d’inspiration.

 On repense, nostalgique, à La rose pourpre du Caire ou autre joyaux de sa filmographie. On cherche les qualités de ce dernier opus : bien filmé, bien tenu. Mouais. C’est le minimum que l’on puisse attendre de ceux qui jouent dans la cour des grands…

Réalisation Woody Allen

Sortie le 31 Octobre

 

 

Par Bénédicte Arcens - Publié dans : Cinéma
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