2 days in Paris
Usant !
Julie Delpy a seize ans d’âge mental. Il aura fallu attendre son premier long métrage pour le découvrir. Une comédie d’adulescente, gavée de clichés politiques et sociaux dans lequel elle s’offre le rôle principal : une petite rebelle hystérique insupportable qui s’indigne de tout et insulte tout le monde.
Avec une naïveté manichéenne Julie Delpy explique qu’il y a des bons et des méchants, que les méchants américains c’est les républicains qui sont allés jusqu’à faire exploser leur démocratie, que les gentils français c’est les post soixante-huitard comme ses parents (les vrais dans le film) qui parlent de cul toute la journée mais qui se le lavent manifestement qu’une fois par semaine, des personnages grossiers, outranciers, presque navrants, soit disant cultivés, dans les faits plutôt adeptes du bouillon de culture.
Julie Delpy avec ses rides de la quarantaine approchante plonge la tête la première dans le cliché du chauffeur de taxi raciste, invente la pédophilie de droite (le jeune bourgeois part se faire des gamines de douze ans aux Philippines), ne se remet pas d’utiliser autant de papier toilette : les filles ça s’essuie à chaque fois que ça fait pipi donc ça déboise les forêts tropicales, croise des anciens amants dans tout les coins parce que les françaises, elles ont la cuisse libérée depuis que soixante-huit a déchiré leurs culottes, elle crie, hurle, pleure, on se demande comment son boyfriend Jack (Adam Goldberg, au demeurant excellent) fait pour la supporter, il a lui aussi, certes, quelques névroses, celles du démocrate américain, les microbes, le bio, tout ça, mais son cas est moins pathologique, juste un vrai New-Yorkais perdu dans ses réflexions humanistes. On attend qu’il lui fiche des claques pour lui remettre les idées en place, il la quittera presque. Mais non il reste. Finalement, ouf ! Qu’il se la garde !
Sortie le 11 Juillet