En cas de bonheur – Sur les pas déjà bien tracés de l’adultère…

Publié le par Bénédicte Arcens

 

 

 

Le livre s’ouvre par un prologue. L’auteur pose la situation de départ. Jean-Jacques et Claire vivent ensemble depuis 8 ans. Le couple est déjà usé. Louise, leur petite fille de 6 ans, est élevée dans des valeurs formatées et ennuyeuses, bourgeoises et prévoyantes. Chinois, piano, dodo.

 

 Le roman est construit en 3 actes. Premier acte : Jean-Jacques trompe Claire avec Sonia, Claire quitte Jean-Jacques. Deuxième acte : Jean-Jacques lâche Sonia, Claire prend un amant, Igor. Troisième acte : le destin réunit Jean-Jacques et Claire. Ils s’aimeront comme au premier jour.

  Pour en arriver à cette issue heureuse, les chemins sont sinueux. Pour faire clair, Claire embauche un détective pour faire suivre son mari et avoir la certitude qu’il la trompe. Sabine, l’amie de Claire prend Louise chez elle au moment de la séparation. Claire tombe sous le charme du détective de son mari, il devient son amant. Jean-Jacques fait à son tour suivre Claire par Iban, de la même agence de détective, le détective de Claire tombe sur le détective de Jean-Jacques accompagné par Claire. Jean-Jacques, désespéré d’être seul trouve du soutient auprès de son ami divorcé, Edouard et, en plaine décrépitude, inaugure une tentative de séduction sur Caroline, la jeune baby-sitter de Louise. Pour vous simplifier la fin, Edouard rencontre un jour Sabine chez Jean-Jacques. Ils tombent amoureux. Claire rencontre Clémence lors d’une de ses actions bénévoles aux restos du cœur, pendant que Jean-Jacques rencontre Jérôme dans son club de tennis. Il se trouve que Clémence et Jérôme communiquent par internet sans se connaître et vont envoyer Jean-Jacques et Claire au premier rendez-vous à leur place. On apprendra que tout a été manigancé par Igor et Iban, détectives mués en réconciliateurs matrimoniaux. Je n’aurai, dans ce bref  compte rendu, pas fait cas de René et Renée, les parents de Claire, qui se sépareront également après que Claire ait appris de la bouche de sa mère qu’elle avait trompé son mari donc le père de Claire, avec le plombier Marcello.

  Il s’agit d’un roman sur l’adultère et la fragilité du couple. La passion n’est plus, l’usure nous ronge. On croit qu’on aime plus alors qu’on aime encore, le corps en moins peut-être, alors on cherche ailleurs, manipulés par les idées reçues, souvent par celles des autres. Et puis un jour on réalise alors on est très triste mais c’est difficile de revenir en arrière parce que quelque chose s’est cassé. Une fracture indélébile. Mais l’amour est le plus fort, il faut simplement savoir lui donner rendez-vous. David Foenkinos, nous montre ici et là qu’il a une bonne plume mais il la sort trop peu. De la banalité dans le fond et dans la forme au service d’une histoire compliquée et pas très drôle. Tout ça pour ça.

 

 En cas de bonheur – David Foenkinos

Flammarion – 233 pages – 16 €

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Publié dans Littérature

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